| Les Hautes-Chaumes du Forez |
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Cet espace, relativement étroit, s’étire sur plus de 20 km de long du nord au sud et se situe entre 1300 et 1640 m d’altitude. Un climat rude, moins de 5°C de température moyenne annuelle, entre 1500 et 2000 mm de précipitations annuelles, des vents violents en altitude, un enneigement long de 5 mois en moyenne un éloignement des principales voies d’accès, telles sont les Hautes-Chaumes, espace resté "naturel".
On distingue l’étage montagnard, anciennement déboisé pour permettre le passage des troupeaux sur les landes (d’où son nom de Hautes-Chaumes), et l’étage subalpin au dessus de 1400 m, véritable trésor où abondent de nombreuses espèces végétales que l’on trouve habituellement dans l’étage subalpin des Alpes et des Pyrénées (l’ail de la victoire, le trèfle des Alpes, l’angélique des Pyrénées …) De nombreuses mares et tourbières abritent le triton alpestre, la vipère péliade et des plantes carnivores telles que la droséra ou la grassette.
La présence d’oiseaux très rares comme le merle à plastron, le busard cendré atteste la très grande richesse biologique.
Les Hautes-Chaumes du Forez, plus beau monument naturel du Parc naturel régional Livradois-Forez avec 10000 hectares de landes et pelouses d’altitudes, sont aussi d’un très grand intérêt culturel. En effet, une activité pastorale ancienne s’y est développée, notamment on y a fabriqué la fourme d’Ambert dans les jasseries, habitations pour la période estivale et étable pour les bêtes.
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| Etangs, rivières et milieux humides |
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Mis à part quelques bras morts oubliés par la Dore, il n’y pas de retenues d’eau naturelles en Livradois-Forez. Partout l’eau libre court, s’éparpille, s’infiltre, tourbillonne dans des cascades de rochers ou se perd dans la végétation de marécages ou de prairies tourbeuses. Il a fallu que l’homme, pour des raisons piscicoles, d’agrément ou pour la recherche de la force motrice, crée des digues, des retenues, des étangs.
Dans les Varennes, au nord-ouest du Parc, les secteurs humides abritent deux orchidées rares en Auvergne, l’orchis à fleurs lâches et le serapias langues. Les batraciens sont bien représentés dans ces zones (crapaud à ventre jaune, triton alpestre). Le cours inférieur de la Dore enrichi de ses affluents La Faye, le Miodet, le Couzon, la Durolle, la Credogne, entretient une alluviale intéressante qui finit par se confondre avec celle de l’Allier au Bec de Dore.
Voie de communication et de transport, symbolisée par les « sapinières », embarcations qui descendaient son cours exportant ainsi le bois des montagnes, la Dore inférieure fut toujours un secteur d’importants enjeux socio-économiques.
Milieux extrêmement rares en Europe, quelques lambeaux de forêts alluviales subsistent sur des zones ou s’exerce la dynamique fluviale. On y retrouve des arbres adaptés aux inondations périodiques (le peuplier noir, les saules ou des lianes comme le lierre, le houblon, la vigne vierge, une diversité des essences avec des arbres à bois dur (érable, tilleul, orme…)
Ces zones de refuge à caractère sauvage abritent de très nombreuses espèces d’oiseaux (pic cendré, héron cendré…)
Le Parc est irrigué par une multitude de cours d’eau en général de bonne qualité. Ceux-ci abritent de nombreuses espèces rares ou protégées telle que l’ombre commun, la truite, l’écrevisse à pattes blanches, la moule perlière et la loutre.
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| Les tourbières |
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Une forte humidité climatique et des roches granitiques imperméables, partout dominantes, expliquent principalement l’omniprésence de l’eau dans le Livradois-Forez.
En montagne, cette eau souvent stagnante produit des milieux surprenants, les tourbières. Entre 900 et 1400 m d’altitude, ces tourbières se développement parfois depuis plusieurs milliers d’années, ayant pris place au sein de cuvettes évasées, rabotées par les glaces il y a plus de 10000 ans.
C’est un univers végétal exceptionnel dominé par des mousses, des sphaignes dont les débris mal dégradés s’accumulent pour former la tourbe. Ces plantes se comportent comme des éponges particulièrement efficaces, stockant jusqu’à 30 fois leur propre poids d’eau. Les tourbières représentent le biotope exclusif de certaines espèces végétales extrêmement adaptées. La canneberge et l’andromède, véritables « bonzaïs » naturels, sont deux espèces rares et protégées. Les droséras, les grassettes sont capables de digérer les protéines des insectes, palliant ainsi la carence du milieu en azote.
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| Gorges rocheuses et vallées encaissées |
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Les principaux massifs montagneux du Livradois-Forez sont entaillés par des vallées profondes, encaissées, prenant par endroit l’allure de gorges sauvages. Credogne, Durolle, Arzon, Auzon : tous ces gros ruisseaux torrentueux ont, au cours des temps, érodé le socle granitique, entre 500 et 900 m d’altitude. Ces gorges forment des ruptures brutales au sein du paysage des plateaux granitiques plus bocagers. Les hommes ont creusé des biefs et utilisé la force motrice de l’eau pour les moulins, les rouets… Ces sites pourtant soigneusement domestiqués furent, en raison de leurs fortes contraintes topographiques, parmi les premiers abandonnés par les activités agricoles. Refuges forestiers et rocheux, territoires de chasse, abreuvoirs pour la faune, ces milieux contrastés abritent un monde biologique diversifié. Sur les rochers, certaines plantes ont développé des trésors d’adaptation (réserve d’eau pour les orpins et les joubardes dont les feuilles permettent de survivre à la saison sèche).
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| La Forêt |
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Les forêts occupent presque 50% du Livradois-Forez. Souvent gérées en taillis sous futaie, les forêts de plaine étaient utilisées pour le bois de chauffage. C’est le domaine des gros mammifères (chevreuil, sanglier, renard, …) et celui des oiseaux sylvicoles, comme les sitelles, les pics épeiches, les mésanges. Modelées par l’activité humaine, ces forêts conservent une très grande richesse. La plus intéressante sur le plan biologique est la forêt de la Comté. Ses 1500 hectares prennent place entre 500 et 800 m d’altitude autour de sucs basaltiques surplombant des dépôts marno-calcaires. Elle est remarquable par le grand nombre d’espèces végétales qu’elle renferme ; on y trouve des plantes rares ou protégées (le lis martagon par exemple). Les massifs forestiers montagnards se situent entre 900 et 1400 m. Sur le Livradois, pays de grands et d’altitude modérée, seuls quelques larges sommets sont boisés de forêts anciennes. L’essentiel de l’espace était occupé par l’agriculture.
Sur le Forez, au-dessus de 1100 m, c’est le régime des forêts anciennes avec le hêtre et le sapin en essences principales. Autrefois, le hêtre était beaucoup plus représenté en raison de son utilisation comme bois de chauffage ou pour la production de charbon de bois. L’avifaune est plus riche dans les hêtraies sapinières ou en lisière de ces forêts. On y rencontre la bécasse, le venturon montagnard, le bec croisé des sapins, … La végétation est représentée par des espèces rares caractéristiques de sapinières anciennes, telles que le lycopode ségaline, la listère cordée, …
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