| Les Monts de Forez, espace de nature et d’estive |
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Vers 1200 m, les hêtraies d’altitude laissent la place aux Hautes-Chaumes. Sur ces hauteurs où rien n’arrêtent le vent, on habitait l’été dans la « ferme d’en haut », la jasserie. C’est pendant la belle saison que les femmes y fabriquaient la fourme. Il y a environ 12000 ans, les glaciers se retirèrent, laissant deux très belles vallées en auge et une myriade de cuvettes. Les tourbières s’y sont peu à peu installées, abritant une flore et faune typiques comme drosera carnivore ou lézard vivipare.
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| Les hauts plateaux forestiers du Livradois |
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Bois du Marquis, bois de la Flotte … Ces forêts avaient suscité l’intérêt des chantiers de la « Royale » tant les fûts y sont élancés, réguliers, propices à constituer les mâts des navires. Contenue alors, voire repoussée au XIXème siècle par une population en expansion, la forêt a aujourd’hui reconquis les hauts plateaux. Promesse d’une richesse à exploiter, il y a toujours dans la rumeur de ces futaies le plaisir des balades d’été et la quête automnale des cueilleurs de champignons.
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| Du plateau de Craponne aux premiers volcans du Velay |
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Tout au sud des monts du Forez, la douceur des reliefs en plateau dissimule les stigmates d’une terre jadis coléreuse. A Saint-Julien-d’Ance, la cascade de pierres de Bourianne témoigne de cette activité volcanique. Plus au sud, un magnifique cône strombolien, le volcan du Mont-Bar abrite dans le cœur de son cratère une tourbière aux reflets d’argent, joyau unique au monde.
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| Buttes et coteaux de Billom et de la Comté |
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Les terres de cendre colorées par les cultures de tournesol, maïs et colza prennent en écharpe les buttes volcaniques boisées de feuillus. Des forteresses souvent les coiffent et gardent contre le temps les signes d’un Moyen-Age tumultueux. Les villages faits de maisons hautes et bien groupées se portent en défense sur les promontoires d’où le regard embrasse la succession des plaines et des puys.
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| Les pays coupés du Livradois |
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De nombreuses rivières entaillent le rocher en vallées, ménageant entre elles de petits replats que l’homme s’est empressé d’habiter. Les routes qui se faufilent dans les vallées grimpent le long des croupes boisées jusque sur la plaine. Le Livradois s’ouvre alors sur des spectacles de couchants magnifiques aux décors de volcans incandescents de soleil. Puis à nouveau, il se love dans la fraîcheur d’un vallon humide et retrouve l’intimité parfumée des demeures séculaires.
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| Vallée de la Dore |
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La vallée de la Dore, dans le bassin d’Ambert-Arlanc, est un parfait modèle géologique de la tectonique des plaques. En effet, les mouvements internes de la Terre ont soulevé l’ancienne péléplaine pour l’ériger à 1600 m à Pierre-sur-Haute, et à 1200 m au Signal de Mons-en-Livradois. Entre les deux, l’effet de distension a créé le sillon de la Dore. Les torrents qui dévalent les pentes procurent, depuis le Moyen-Âge, l’énergie mécanique à de nombreux moulins de tous usages : à papier, à farine, à huile, à émoudre …
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