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Née de la présence de l’eau de la Durolle, rivière torrentueuse qui a fourni durant des siècles l’énergie nécessaire aux moulins et usines des couteliers, mais aussi de la présence du charbon de bois et de l’obstination d’un peuple installé sur un sol ingrat, la coutellerie thiernoise remonteraient au XIIIème siècle.
En 1855, sur 20 km de rivière, on compte plus de 50 barrages pour alimenter 80 rouets. A la fin du XIXème siècle, quelque 15000 à 20000 personnes travaillent pour la coutellerie, à Thiers et dans la montagne thiernoise. Aujourd’hui, les machines à émoudre se sont substituées au travail à la main des « ventres jaunes » (les émouleurs qui travaillaient couchés sur le ventre), qui ont disparu à la fin des années 1970. Une part importante des activités se déroule désormais en ateliers, mais il reste quand même encore quelques centaines de travailleurs à domicile.
La fabrication d’un couteau exige au total une soixante d’opérations différentes : l’élaboration de la lame, son traitement, le façonnage du manche et le montage du couteau en constituent les principales étapes. Des artisans couteliers font aujourd’hui visiter leur atelier en expliquant au public, à travers des démonstrations notamment, la fabrication des couteaux.
Le musée de la coutellerie retrace l’histoire de la coutellerie thiernoise et présente une magnifique exposition de couteaux et autres objets tranchants. Il est également possible de se balader dans la vallée des rouets, la vallée des usines, dans laquelle s’est implantée tout récemment, dans une ancienne usine, La Maison de l’Aventure Industrielle, vitrine du passé et du présent industriels de la ville de Thiers.
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Au XIVème siècle, venue d’Italie et de Provence, la papeterie fait son apparition ; les papetiers s’installent en majorité dans la région d’Ambert. Bénéficiant des eaux foréziennes acides, ils vont devenir maître papetiers.
Les étapes de la fabrication du papier: Les chiffons sont récupérés par des chiffonniers ambulants et revendus aux papetiers qui les découpent, les humidifient et les mettent à fermenter dans une cuve de granite. Les bouts de chiffons fermentés sont ensuite transportés dans des bacs où ils vont être broyés par les lourds maillets mis en mouvement par la roue à aubes. La pâte à papier obtenue est transférée dans une cuve légèrement chauffée. Commence alors la fabrication de la feuille de papier. Pour cela, « l’ouvreur » saisit une sorte de tamis très fin, qu’il plonge verticalement dans la pâte, avant de la ramener à l’horizontale en répartissant la pâte sur toute sa surface. Il passe ensuite ce tamis au « coucheur » qui va renverser la nouvelle feuille sur un tissu de feutre. Il réalise ainsi des piles d’une centaine de feuilles. Ces piles sont ensuite mises sous presse pour éliminer une grande partie de l’eau contenue dans les feuilles. Les feuilles sont ensuite étendues dans l’étendoir où elles vont achever de sécher. Enfin, les feuilles sont triées selon leur qualité lissées, pressées, empaquetées pour être commercialisées.
Pour en savoir plus et fabriquer votre feuille de papier, visitez le Moulin Richard de Bas, dernier moulin papetier d’Auvergne à Ambert.
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