Les expériences de Lulu : que chacun mette la main à la pâte !

En arrivant chez Didier Marty j’observe son atelier rempli d’affiches aux murs, de poteries sous toutes ces formes posées sur des hautes étagères. Du pichet d’eau, aux animaux, à la cloche d’entrée, le potier regorge d’imagination. Qu’il partage, d’ailleurs, avec les enfants qui viennent pour les ateliers. Il faut dire qu’ils ne manquent pas d’imagination, eux non plus.

Un atelier de 4 enfants pour découvrir les travaux manuels.







Pour faire une poterie il y a deux étapes de cuisson. La première dure 8 heures avant la prochaine étape qui est l’émaillage. La deuxième cuisson dure 7 heures à 1.300 degrés

« Je voudrais faire un dauphin avec deux trous sur le dos pour qu’il puisse cracher l’eau », déclare une petite brune, tout sourire. Manifestement, il s’agit plus d’une baleine que d’un dauphin mais tout est possible en poterie ! Pour ma part, j’étais partie sur un cheval ou une licorne… Bon, avec quelques modelages désorganisés je me retrouve avec une tortue. Cela dit, c’est une très jolie tortue avec un chapeau.














Pendant cet atelier j’ai été en compagnie de Léna, Inès, Loé et Nyla

La base est assez simple puisqu’on part de la terre, mouillée avec de l’eau, pour en créer une forme. Mais ça se complique une fois qu’il faut en faire une forme ressemblante. Le travail de potier est un travail très minutieux. Il dépend simplement de nos deux mains. J’ai longuement malaxé cette boule d’argile. Et puis c’est un peu comme le dessin, on ne sait pas par où commencer. Selon la forme que je veux donner à ma poterie, il faut l’appréhender différemment. J’étais partie du principe que pour faire une forme animale je devais faire une boule. Au contraire, j’ai dû l’écraser pour qu’ensuite, elle me serve à entourer une boule de papier journal.

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Pour une question de rentabilité, l’atelier se fait qu’à partir de 3 ou 4 enfants

Un travail qui demande beaucoup de patience.





Les ateliers se font avec Didier et Roxane, qui l’accompagne

Je suis assez étonnée de ce que j’arrive à produire étant donné que la dernière fois que j’ai fait de la poterie j’avais moins de dix ans. Il m’a fallu bien 30 minutes de modelage pour que la forme de ma tortue soit correcte. Pour réaliser une tortue, je n’ai pas eu besoin de matériels. Mais par exemple pour faire les anses de tasse on peut rajouter de l’eau sur la terre et l’étirer avec un rouleau.







Ma tortue ressemble finalement plus à un gros chat qu’à autre chose.

C’est un atelier très ludique pour les enfants. Ils peuvent manier et jeter la terre comme il le souhaite, on ne peut pas non plus faire d’erreur tant que la terre n’est pas cuite vu que c’est malléable. Et ça, c’est vraiment le petit plus de la poterie. On sent tout de suite qu’on se laisse aller à la création d’une forme puisqu’on sait qu’il y a toujours moyen de se rattraper.

Lucile Brière pour La Gazette de Thiers et d’Ambert





Certaines réalisations de poteries sont plus compliquées, comme ce vélo qui est particulièrement fin