Festival à vocation universelle, le World Festival d’Ambert prend racine dans le Livradois-Forez. C’est autour de l’association « Le Livradoué-Dansaïre » qu’il se constitue en 1989. Son credo ? Faire découvrir les cultures du monde en associant leurs évolutions dans la musique actuelle.

Un festival très « world »

Si Phileas Fogg a pu, sous la plume de Jules Verne, réaliser son tour du monde en 80 jours, à Ambert, chaque été, on vous embarque pour un grand voyage planétaire de trois jours. Danses du monde, musiques du monde… le World Festival est un navire de toutes les mers avec Ambert pour port d’attache. Un oiseau migrateur, joyeux et coloré, qui n’oublie pourtant pas ses racines.

Après avoir mis en avant les traditions musicales, le World Festival d’Ambert s’ouvre aujourd’hui aux musiques actuelles. Populaire, sa programmation navigue plus que jamais au gré des vents et de ses envies, et sur la Grande Scène se succèdent têtes d’affiche et découvertes. Sous le chapiteau, ses spectacles sont autant d’escales lointaines. Voilà sa force : rassembler. Ils sont ainsi de milliers de festivaliers aux goûts éclectiques à se presser, tous les étés, aux abords du plan d’eau d’Ambert.

© LAETITIA ROIRON – WORLD FESTIVAL AMBERT

Une association engagée

L’âme du festival, ce sont les bénévoles de l’association « Le Livradoué-Dansaïre ». Depuis plus de trente ans, celle-ci s’attache à promouvoir les cultures traditionnelles de tous les coins du monde. Comment ? En proposant des animations qui permettent à tous « de vivre des expériences culturelles ouvrant sur la richesse de la diversité culturelle et le dialogue interculturel ». Le message est limpide.

Car c’est là l’essence du travail de l’association, un travail d’autant plus nécessaire que la défense de l’universalité paraît n’avoir jamais autant dérangé. Et l’on égrène avec conviction des mots essentiels : valoriser, sauvegarder, transmettre, échanger…

Forézien à cœur, le World Festival s’engage aussi pour la valorisation du territoire dans lequel il s’inscrit, et pour le développement durable. Il peut en outre se féliciter d’être autofinancé à 80%. Il y gagne, on l’imagine aisément, une liberté de ton et de choix indispensables à sa vocation.

© LAETITIA ROIRON – WORLD FESTIVAL AMBERT