Le sacré au cœur : le Festival de La Chaise-Dieu réunit des milliers de mélomanes et d’artistes de renommée internationale au cœur d’un petit village. Et au sein d’un patrimoine gothique exceptionnel : l’Abbatiale Saint-Robert. Avec une acoustique étonnante, une programmation haut de gamme et une ambiance chaleureuse… Tout concourt à offrir aux festivaliers des moments d’exception. Depuis plus d’un demi-siècle, le festival de musique sacrée, classique ou de chambre, fait vibrer l’abbaye de La Chaise-Dieu. Pendant 10 jours, chaque année, à la fin du mois d’août.

En 2022, le festival de musique de La Chaise-Dieu a choisi alors de marquer un retour au format classique de l’évènement. Comme un retour aux origines, après les « années Covid ». Une recette qui fonctionne : accueil d’orchestres symphoniques français mais aussi étrangers. Et des concerts « hors les murs » de l’abbatiale Saint-Robert

festival Chaise-Dieu

Plus de 50 ans de concerts à La Chaise-Dieu

En 2022, vous retrouvez ainsi 6 orchestres nationaux et internationaux. Parmi lesquels : l’Orchestre national d’Auvergne, l’Orchestre des pays de Savoie, ainsi que le Berliner Symphoniker ou encore l’Orchestre national de Belgique. Pour Boris Blanco, nouveau directeur du festival et violoniste « c’est le retour du grandiose et du monumental à La Chaise-Dieu ».

Le Festival de La Chaise-Dieu est de nouveau itinérant aussi en 2022. Dès le 19 août, les « Sérénades itinérantes » reprennent hors les murs de l’abbatiale Saint-Robert. Car le festival n’investit pas seulement La Chaise-Dieu. L’abbaye de Lavaudieu, la collègiale de Saint-Bonnet-le-Château (pour la Loire) ou l’église d’Ambert (pour le Puy-de-Dôme) accueillent aussi des concerts de qualité.

festival Chaise-Dieu

Parmi les temps forts de 2022, le festival rend hommage à César Franck, compositeur originaire de la Belgique. L’Orchestre national de Belgique interprétera ainsi sa Symphonie en ré mineur lors du 2ème week-end de festivités.

Également, l’édition 2022, du 18 au 28 août, propose une interprétation peu commune de la « 3ème et dernière partie du cycle Scarlatti ». Cette dernière a débuté en 2019 par Thibault Noally et son ensemble Les Accents. Ce 3ème et dernier opus fait ainsi l’ouverture du festival.

Un festival né d’une passion pour le piano à La Chaise-Dieu

Nous devons le festival de La Chaise-Dieu à Georges Cziffra, musicien virtuose hongrois né à Budapest, naturalisé français en 1968. Il est connu pour son interprétation des œuvres de Liszt et considèré comme l’un des meilleurs pianistes du XXe siècle.

Tout commence en 1957, lorsque Georges Mazoyer, cardiologue au Puy-en-Velay et son épouse Suzanne, professeur de piano, entendent par hasard le pianiste Georges Cziffra au cours d’une émission de télévision. Bouleversés par son génie musical, ils l’invitent à venir jouer en 1963 au théâtre du Puy-en-Velay. C’est un immense succès, qui encourage les Mazoyer à organiser un concert avec un grand orchestre.

La question se pose alors du lieu. Georges Mazoyer écrit : « Un jour de 1965, nous roulions sur la route qui mène du Puy-en-Velay à Vichy (…). En passant à La Chaise-Dieu, l’austère, fière et grandiose église abbatiale nous apparut soudain comme un appel, une invitation, une prière… n’était-ce pas là le lieu privilégié́ que nous recherchions ? Nous n’étions pour ce faire, sponsorisés par personne, mais nous avions autour de nous un bien plus fabuleux trésor : une pléiade d’amis bénévoles qui se dépensèrent sans compter. Le 25 septembre 1966, tout fut prêt pour accueillir les 2 500 spectateurs qui se pressèrent aux portes de l’abbatiale… Ce premier concert fut un triomphe. Cziffra mit fin aux interminables rappels (36 précisément) par ces mots : « À l’année prochaine ».